12 janv. 2009

Le Temps Scellé - Andreï Tarkovski - (extrait)

.
.
.
.
.
.
.
.
.
Le temps est la condition d'existence de notre moi : il est son atmosphère vitale.
Il s'évanouit pour raison d'inutilité quand se rompent les liens entre la personne et les conditions de son existence.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

3 commentaires:

unevilleunpoeme a dit…

Temps d'antan dans l'espace-temps...

Anonyme a dit…

Peut-on sérieusement différencier les conditions d'existence d'une personne et la personne ?

Juliette Guerreiro a dit…

C'est une jolie drôlerie que se veut placée dans l'espace-souffle de la philosophie.
Vous oubliez sans doute que Tarkovski évoque peut-être deux axes :
le regard cinématographique
les conditions d'existence même de son art cinématographique - c'est à dire de lui-même (je vous renvoie à une très belle citation de Celan, tirée d'une lettre à Adorno en 1967, plus explice 'je suis seul avec mes poèmes - c'est à dire avec moi-même...".
La personne se définit d'un point de vue philosophique par l'être dans le monde ( temps-espace)et l'être au monde (conscience psychologique).
Si l'une des deux conditions est rompue - et on peut particulièrement s'attacher à mettre en lumière le premier point - temps objectif/temps subjectif - la personne et ses conditions d'existence se diluent.
Faut peut-être chercher aussi du côté de Jaspers, de la vie propre de tarkovski ( les conditions politiques de l'exercice de son art, sa maladie >>>> côté subjectif du temps ).

" Tous mes films, d'une façon ou d'une autre, répètent que les hommes ne sont pas seuls et abandonnés dans un univers vide, mais qu'ils sont reliés par d'innombrables liens au passé et à l'avenir, et que chaque individu noue par son destin un lien avec le destin humain en général. Cet espoir que chaque vie et que chaque acte ait un sens, augmente de façon incalculable la responsabilité de l'individu à l'égard du cours général de la vie ". (Le Temps scellé)